Ou comment écrire un mémoire de maîtrise sans laisser son agenda être perverti par l'étranger…

Dernière version

ces p’tites croyances…

toutes les cultures ont des croyances. ce genre de petits trucs qui, vus de l’extérieur, détraquent, paraissent ridicules ou antiques. J’arrive pas à en trouver pour le Québec, puisque ces dernières ont, pour la plupart, été abandonnées avec le temps (Yan dit: accrocher un chaplet sur la corde à linge pour pas qu’il pleuve!). On a la classique pendaison de crémaillère, mais c’est plus l’occasion de faire un party que de suspendre une crémaillère!

En tout cas, la croyance a souvent la particularité d’être répétée ou mise en oeuvre ad nauseam sans que personne ne puisse expliquer son origine. Pire, elle n’a souvent pas de fondement scientifique et on peut argumenter logiquement contre son effet causal.

Bref, je voulais vous partager certaines croyances panaméennes qui reviennent régulièrement et contre lesquelles je me suis souvent “ostinée”:

- ouvrir le congélateur (parfois le frigo, dépendant qui parle) quand on a chaud peut faire paralyser le visage. Pourquoi? Le contraste chaud-froid. Ah! Donc au Canada, quand il fait -30 dehors et 20C dans la maison, c’est pas la même chose? Ah… ben debord (oui, debord, on va changer d’argument) c’est une réaction chimique!

- Ne pas porter de soulier rend malade. Comme preuve, ma mère avait souligner la chose quand je suis tombée malade après quelques jours ici. Finalement, c’était de l’asthme…  Pourquoi? La différence de température entre l’air et le sol…

- S’approcher du four en marche donne mal à la tête. J’ai pas demandé pourquoi…

- Boire de l’alcool lorsqu’il fait froid (c’est-à-dire frais) saoule moins vite, donc on peut boire une plus grande quantité d’alcool sans être affectée (et donc pouvoir conduire son char). Pardon? c’est pas l’inverse?

- Il faut mettre du sel pour nettoyer la salade…

- Se baigner dans l’océan purifie le corps et guérit les rhumes

Le plus drôle c’est qu’en m’obstinant, je demandait justement la “source” de ces croyances et tout le monde connait quelqu’un qui connait quelqu’un à qui s’est arrivé. Incapables de te dire qui mais bon. Je veux bien croire que le Panama est un petit pays (3 millions), je doute que tout le monde se connaisse à ce point :) Remarquez, l’un des 3 sports nationaux panaméens est la rumeur, donc tout le monde finit par tout connaître !

Photos

 

Voici quelques photos que je voulais mettre depuis un bout. D’abord, ma famille, Daya et son conjoint Axel, mon frère Luis et mes parents, Nora et Abraham. Puis plus bas, quelques photos des manifesations conte la loi minière.

Daya, Axel, Luis et nous au souper de fête d'une amie

Axel, Daya, Abraham, Nora, moi et Luis à Boquete pendant la feria

"Nous défendons notre droit à un environnement sans pollution"

Manifestation des Ngöbé-Buglé sur l'interaméricaine

Manifestation contre la loi minière à Panama

Isla Boca Chica

Mi-février, on s’est permis un petit séjour vacances. Depuis notre arrivée au Panama, on travaille 6 jours semaine sur les mémoires alors on le méritait bien!

AFS David organisait un petit voyage vers une île déserte du pacifique alors on s’est joint au groupe et on en a profité pour rester 2 jours de plus sur une île voisine, habitée celle-là!

Les garçons qui jouent au volleyball

Donc on se lève tôt pour aller au point de rencontre. En bons panaméens, TOUT le monde est arrivé entre 10 et 50 minutes en retard. Donc, on se rend au village côtier et on se divise en deux groupes pour embarquer  dans les bateaux pour la traversée, qui est d’environ 30-40 minutes. Quelle n’est pas ma surprise lorsqu’on arrive: c’est le même endroit où je suis allée il y a deux ans avec Patrice et ma mère! je pensais qu’on irait à une île différente (l’archipel est plutôt grand) mais non!

Notre groupe de 20 y partage la plage avec un groupe du même nombre environ. Certains partent pour traverser l’île, dont yan. Ils y rencontrent un boa de 2 mètres environ!

ami le Boa

Lorsque la journée se termine, le bateau nous laisse à Boca Chica, l’île principale où se trouve l’hôtel. On y passe deux jours à lire, aller à la plage, se promener et se délecter de fruits de mer! J’étais resté dans cet hôtel avec mes parents il y a deux ans et on avait bien aimé. Malheureusement, le proprio allemand loue le complexe a un américain qui a augmenté tous les prix. Ce dernier a aussi interdit à une vieille allemande de plus de 75 ans qui tenait un petit kiosque de bière sur la plage de vendre. Le seul endroit où on peut maintenant trouver de la bière est à l’hôtel, qui est à 15 ou 20 minutes de marche de la plage. Triste! impossible d’avoir de la bière fraîche à la plage!

Disons que le changement capitaliste m’a un peu laissé sur ma faim, mais bon. C’était finalement pas cher, on a bien mangé et bien dormi au son des singes hurleurs !

Singes hurleurs. Petits mais... impressionants!

Petite plage!

métamorphoses

Je m’amuse un peu, beaucoup avec la barbe et les cheveux de Yan. Disons qu’il a “souffert” quelques métamorphoses au cours de la dernière année. J’ai particulièrement aimé la dernière!!!

hiver 2010

Février 2011, le rasoir est cassé depuis un mois...

Après la tonte, chose qui survient aux trois ans semble-t-il. Février 2011

Suivi – Loi minière

Après trois semaines de manifestations – parfois violentes (les forces de l’ordre sont finalement intervenus à quelques reprises), les indigènes et groupes environnementaux ont finalement gagné. Le président Martinelli a annoncé aujourd’hui que la loi minière serait abrogée.

De son côté Paco Gomez, le journaliste espagnol, a été expulsé du pays. Où plutôt, il a accepté un retour “volontaire” dans son pays, craignant un traitement injuste par la justice panaméenne. D’ailleurs, alors qu’initialement il a été accusé de prendre part et de fomenter des manifestations allant contre l’ordre public, le gouvernement a changé de ton et parle maintenant d’un statut illégal. Gomez avait pourtant ses documents d’identification, expirant en 2017. Ces derniers lui ont été confisqué lors de son arrestation. À sa défense, ce dernier dit d’ailleurs que si son statut était illégal, le gouvernement devrait alors renvoyer la ministre de l’immigration: Gomez est légalement entré et sorti du Panama une dizaine de fois dans la dernière année. Une belle farce! Vive le journalisme et le droit d’expression…

Ouch

Je n’en avais pas encore parlé, mais j’ai la chance de ne pas faire d’asthme cette fois-ci. Bien que j’en ai fait à tous mes voyages au Panama, ainsi qu’en France, au Brésil et en Argentine, semble que le Panama me laisse tranquille pour cela.

Mon gros problème cette année a été les maux de tête. Loin de moi l’idée de me plaindre, mais je voulais quand même en parler ici. J’ai des maux de tête quotidiens, comme dans tous les jours ou 2 jours, depuis 2 ans. Leur apparition concorde probablement avec une augmentation de stress liée à l’achat de ma maison avec mon frère ainsi que le début de la maîtrise. Reste que, avoir mal à la tête à tous les jours, ça finit par déranger.

Je n’ai jamais réussi à avoir un suivi sérieux au Québec comme mon médecin de famille a pris sa retraite. Pour les médecins généralistes, des maux de tête, c’est pas très grave. Quin, des pelules. Sans même se soucier du fait que les médicaments prescrits ne fonctionnent pas. Faut savoir que la formation du généraliste prévoit en général 4-5 heures de neurologie (et donc de maux de tête) alors leur tendance à ne pas se préoccuper de cela est lié au fait qu’ils ne sont pas sensibilisés.

J’ai donc évité de m’auto-médicamenter pendant ces deux années. Je prenais des advils ou tylénols seulement lorsque c’était inévitable, soit une fois au 2 semaines environ. Le reste du temps, je vivais avec.

J’ai enfin réussi à avoir un diagnostic ici en étant référée à un neurologue: migraines. enfin. Le diagnostic s’accompagne d’un traitement temporaire, et surtout d’une liste de bonnes choses à ne pas manger (ou pas fréquemment). les premières semaines, je ne voyais aucune différence, si ce n’est même une augmentation de la douleur. Le doc a ajusté les médicaments, fait un traitement intensif contre la douleur et….

c’est juste magique! Je suis passée d’avoir des maux de tête de 6-7-8-9 sur une échelle de 10 à des petits maux de tête de 1 ou 2 sur 10. Magique je vous dis!

Reste que, je ne m’en rendais plus compte par habitude, mais c’est fou comment ça pourrit la vie quotidienne ces maux de tête. j’avais complètement oublié ce que c’était que de ne PAS avoir mal à la tête! Ça a bien sûr joué sur mes capacités de concentration, de mémorisation et d’analyse pour le mémoire. Difficile de se concentrer quand ta tête vrombit. Ça va mieux et ça tombe bien: je commence l’analyse sérieuse de mon mémoire et faut que ça roule! Vivement retrouver mes capacités d’antan :)

Blocus

je vous avertis tout de suite, ce billet sera long! Depuis notre arrivée que je veux vous parler de ce sujet, et à force de remettre la chose à plus tard, la “chose” s’est enflée, d’où la longueur de ce billet!

À notre arrivée, les débats étaient grands autour de la révision de la loi sur les mines. Malgré la grande opposition de la part des groupes indigènes, des partis d’opposition et des groupes environnementaux, le gouvernement a finalement approuvé sa nouvelle loi il y a deux semaines. Il faut savoir que le gouvernement élu est dirigé depuis 2009 par Martinelli, un riche commerçant aux tendances autocratiques (selon les sources de Wikileaks!).

Donc, le gouvernement approuve la loi sur les mines. En plus de permettre l’exploitation des mines à ciel ouvert, cette loi prévoit l’augmentation des droits miniers  de 2% (loi actuelle) à 5%. Les groupes s’opposant ont donc continué à manifester, contre le peu de revenus et  les dommages à l’environnement. Surtout, les terres des indigènes de la région de Chiriqui (où nous sommes) sont  principalement visés par l’exploitation.

Donc, les indigènes et groupes environnementaux ont commencé à manifester. Il y a  deux semaines, Yan et moi avons passé 3 jours dans l’île de Boca Chica. À notre retour, nous avons été bloqué à l’interaméricaine pendant 5 heures: les indigènes de la nation Ngöbé Buglé manifestaient contre la loi minière. 5 heures, sans nourriture (on s’en allait dîner) et surtout, sans eau. Deux choses nous ont frappé pendant cette manifestation. De un, les indigènes attendaient l’implication de la police et étaient plutôt inactifs, avec très peu de slogans, de pancartes, de chants. Ils attendaient. De deux, tout en scandant NATURALEZA, tous les indigènes jettaient par terre leur résidus (sacs vides, bouteilles..)…

De manière intéressante, les gens étaient plutôt en accord avec cette manifestation. L’exploitation endommagera les rivières et terres des indigènes, tout comme leur qualité de vie directe. Pour comprendre l’impact de ces manifestations, il faut savoir qu’une seule route permet la traversée du pays c’est-à-dire l’interaméricaine. Pas de deuxième chemin. La route traverse de haut en bas le pays et c’est la seule. Donc la bloquer équivaut à bloquer l’économie et les passagers. Cette journée la, l’interaméricaine était bloquée sur différents endroits et lorsque le viceministre s’est présenté pour négocier, il a été agressé par les indigènes.

À Panama la semaine dernière, nous avons manifesté contre la loi avec notre ami Hugo. La manif, organisé par divers groupes environnementaux était très pacifique. On s’est d’ailleursamusé à changer le slogan: Esta lucha no es de uno (Cette lutte n’est pas d’une seule personne) par: Esta lucha no es de Hugo (ce qui sonne pareil!)

Après plusieurs manifestations, le gouvernement adopte un decret stipulant qu’aucune exploitation ne sera effectuée à Cerro Colorado, la principale mine à ciel ouverte planifiée dans la Comarca (le territoire indigène, qui est quasi indépendant du gouvernement). Cela ne suffit pas, et les manifestations continuent. Les indigènes et groupes environnementaux veulent la révocation de la loi tout comme un moratoire sur l’exploitation minière.

Malgré la multiplication des manifestations, à Chiriqui, sur l’interaméricaine et à Panama, le gouvernement garde une position absente. Aucune intervention policière. Pas de négociations en vue. Les indigènes ont dit être prêts à mourir pour leur cause, et clairement, le gouvernement ne veut pas s’attirer les foudres pour avoir provoqué des violences.

La présence d’étrangers pendant les manifestations dérangent beaucoup. Une publicité gouvernementale circule d’ailleurs depuis hier disant que les étrangers, de par leur statut, n’ont pas le droit de participer ni d’organiser ces manifestations. [on commence à voir la tendance autocratique du gouvernement: faudrait surtout pas que les indigènes reçoivent de l'aide extérieure pour s'organiser!] On arrête un journaliste espagnol, et sont entamées les procédures pour l’extrader: ce n’est pas la première fois pour ce journaliste dont la couverture des enjeux indigènes ne semble pas plaire au gouvernement. Donc, on a 1000 indiens dans la rue, mais on chiâle contre les 5 étrangers qui étaient présents. Je ne pouvais pas m’empêcher hier de dénoter le ridicule de la situation: lors de la première manifestation, nous étions sur place mais n’avions rien à voir avec la manif. Selon les propos du gouvernement, on “prenait part”. À la deuxième manif, on prenait part, mais on ne dérangeait personne. Bien sur, au lieu de prêter attention aux revendications du peuple, attaquons les étrangers.

Luis est parti de Panama samedi matin. Le traffic a été bloqué sur l’interaméricaine pendant plus de 24heures. Il a finit par descendre du bus et marcher quelques heures en plein soleil pour venir à notre rencontre. Dans l’autobus, des familles et des petits vieux, incapables de marcher et obligés d’attendre. Des gens malades, sans médicaments et nourritures, souffrant de diabètes, d’hypertension… Comme les manifestations étaient nombreuses, la plupart des voitures n’étaient pas capables de revenir sur leurs pas et étaient pris au milieu de nulle part, encore une fois, sans accès à de l’eau ou à de la nourriture. L’interaméricaine est entourée d’arbres, impossible de “couper” ailleurs. Comme dans la crise de l’eau, le gouvernement n’est nulle part en vue, ni pour intervenir dans les négociations, ni pour fournir des services de bases aux gens  prisonniers sur la route.

Bref, un beau chaos social. Malheureusement, les gens sont en train de perdre la sympathie initiale qu’ils avaient face aux indigènes. Bloquer l’économie, c’est une chose. Bloquer les gens? c’est beaucoup moins gentil…  On espère que cela se règle rapidement: les négociations devraient commencer demain… comme les carnavals commencent à la fin de la semaine il est dans l’intérêt du gouvernement d’avoir règlé le tout. Sinon les gens vont être très fâchés…. (les carnavals sont LA fête annuelle: il n’est pas rare que les gens dépensent plus pour les carnavals que pour la rentrée scolaire, qui est aujourd’hui).

Une histoire de nains et d’extra-terrestres

Capilla del Monte, notre dernier lieu d’habitation en Argentina, a été choisi au hasard, suite à une recherche sur internet. On s’est ensuite fait confirmé que c’était bien cool et relax, haut lieu de méditation et de yoga. Comme ça sonnait bien, on est allé de l’avant avec la réservation.

Ce qu’on ne savait pas, c’est que Capilla est aussi la capitale argentine des ovnis! Une simple recherche dans Google et vous trouverez des sites internet entiers dédiés aux phénomènes surnaturels!

Bref, quelques discussions animées plus tard, entre autres avec Carlos, un autre locataire de notre propriétaire, je sais un peu plus de quoi il retourne. En fait, je ne sais pas plus, mais je comprend ce qu’ils croient voir. Carlos m’a montré plein de photos avec des effets visuels. Du type, je prend une photo, quelque chose fait rebondir le flash et je me retrouve avec des sphères dans la photo. Ah! des manifestations! Ou encore, je prend une photo, dans mon char, en roulant, et une masse obscure de la forme d’un grand corps humain apparait (en reflet) dans la vitre. AH! un extra-terrestre! Carlos m’a même sorti le classique: j’avais un enregistrement d’ovnis sur ma caméra, une bonne douzaine de minutes avec un ovni! Mais j’ai perdu ma caméra…

Carlos m’a expliqué être un chasseur de nains et de mauvais esprits. Quand un enfant a peur la nuit, c’est qu’il voit les nains, ce que les adultes ne voient pas! Donc il intervenait pour faire des exorcismes et ce genre de trucs. Un peu trop ésotérique à mon goût le gars, mais sympa comme tout!

Bien gentil, Carlos m’a donné une demi-douzaine de photos de “manifestations”. Si jamais ça vous intéresse… faut juste demander :)

Un histoire d’accents

lorsqu’on était en Argentine, on n’a pas eu beaucoup de contacts locaux. pas assez à notre goût disons. C’était difficile à Buenos Aires de rencontrer des locaux sans assister à l’école ou avoir une activitée. On a essayé de se joindre à un club de vin, on a cherché des cours d’espagnol pour Yan, les deux sans trop de succès.

Nos proprios à Capilla étaient fort sympathiques et on a jasé avec eux quelques fois. Mais reste que lorsqu’on a quitté l’Argentine, l’espagnol de Yan était encore très approximatif. Il comprenait les sujets de discussions et pouvait répondre à des questions simples.

À notre arrivée au Panama, il est tombé dans le bain tout de suite. Apprentissage intensif. Il était fatigué, insatisfait, il trouvait qu’il n’apprenait pas assez vite, il avait l’impression de faire du sur-place. Faut dire qu’il est exigeant envers lui-même! Il voulait faire les phrases parfaitement et rapidement, ce qui est impossible au début. Soit tu parles vite, soit tu parles bien. les deux? faut se donner une chance!

C’est plutôt phénoménal de voir que deux mois plus tard, non seulement il ne butte plus sur les mots, mais son vocabulaire est tout aussi évolué que le mien (ou presque). Il parle encore lentement pour être certain de bien dire les choses, mais il ne fait presque plus d’erreurs. Il pratique son accent latino ces temps-ci, essayant de rouler les Rrr au bon endroit et de délaisser un peu l’accent de Tabarnakos. Je crois qu’il ne parlera jamais rapidement en espagnol (contrairement à moi, il ne parle pas très vite en français non plus), mais sa maîtrise de la langue sera très évoluée lors de notre départ dans 3 semaines. Assez pour ne plus la perdre en tout cas. Il peut maintenant discuter avec ses beaux-parents panaméens sans problème, ce qui est quand même intéressant!

De mon côté, on dirait que j’ai encore des traces d’accent argentin puisqu’on me le note souvent. En français, anglais et en espagnol, j’ai tendance à inconsciemment calquer l’accent de mon interlocuteur…  Suite à mon séjour en Europe, j’avais un gros accent espagnol de par la fréquentation d’une quarantaine d’Espagnols à La Haye. Au bout de deux jours ici, c’était parti. Cette fois-ci, c’est là pour durer un peu plus on dirait. Même s’il est complètement involontaire et incontrôlable, je trouve sympa le petit twitch argentin!

Moins d’un mois…

Wow. ça passe vraiment vite, mais nous voilà déjà au 6/7 de notre voyage! On revient dans moins d’un petit mois!

On a passé les deux derniers mois ici à travailler plutôt fort. On est dans une drôle de spirale académique. On sait qu’on travaille beaucoup, mais on n’a pas l’impression de produire beaucoup.

D’abord, les inscriptions à l’UQAR nous on demandé beaucoup de temps. Puis, j’ai complété quelques demandes de bourses supplémentaires, ce qui occupe malheureusement quelques longues journées de travail.

Le travail qu’on fait en ce moment est long et ardu. On commence respectivement à classer notre recherche pour pouvoir l’analyser. On fait aussi des lectures académiques attentivement, et cela bouffe le temps assez follement!

Donc, pas beaucoup de produit, mais beaucoup de travail. Et la sempiternelle question, posée à tous les jours: Pis, avancez-vous? Disons que le principe d’avoir un an pour produire un mémoire est peu compris ici, comme si on allait leur dire: oui, aujourd’hui j’ai écrit 50 pages! Donc, oui on avance, mais c’est pas encore concrètement concentré dans un document le démontrant.

Bref, un mois pour rencontrer une liste d’exigences personnelles respectives. Un mois pour avancer notre travail. Préparer nos rencontres avec nos directeurs. Se mettre à jour. Finaliser un échéancier pour déposer à temps… Un mois avant d’affronter le froid, la gadoue, de revoir les amis et d’être au chaud, à la maison, et non dans nos sacs de voyage. Un mois!

Suivre

Get every new post delivered to your Inbox.